Tremble Facebook, tremble !
C’est du moins ce qu’a annoncé le réseau de pirates informatiques Anonymous via une vidéo diffusée sur YouTube à l’attention de Facebook.
Après une première tentative au mois de mai ils reviendraient plus décidés que jamais à faire valoir leurs idées.
Connu sous le nom « d’opération Facebook » ces derniers dénoncent une fois de plus le non-respect de la vie privée des utilisateurs ainsi que l’utilisation des données personnelles à des fins gouvernementales et commerciales.
Ils mettent également en cause l’illusion que Facebook donne à ses membres quant à la pseudo confidentialité de leurs comptes. « Facebook continue de dire qu’il donne des choix aux utilisateurs, mais c’est totalement faux. Tout ce que vous faites sur Facebook reste sur Facebook vu qu’il impossible d’effacer votre compte. Même si vous enlevez toutes les informations qui sont sur Facebook elles peuvent être récupérées facilement. […] Facebook en sait plus sur vous que votre propre famille. »
A savoir que ces derniers ne veulent pas faire chuter les serveurs du réseau, mais tout simplement « détruire » le géant des réseaux sociaux. Leur message est on ne peut plus clair « la journée du 5 novembre restera dans l’Histoire ».
« Tuez Facebook pour le bien de votre propre vie privée » conseille le groupe Anonymous à ses sympathisants. « Un jour vous reconsidérerez la situation et réaliserez que ce que nous avons fait est juste. Vous remercierez les maitres de l’Internet, nous ne vous attaquons pas mais vous sauvons. »
Par ailleurs nul ne sait vraiment comment le groupe compte s’y prendre pour détruire Facebook. Lors d’un hacking massif dont ils ont le secret ?
Une page Facebook et un compte Twitter (ainsi que le hachtag #opfacebook) auraient été crées pour annoncer et suivre l’action.
Un tchat aurait également été mis en place pour permettre aux pirates de se coordonner. A noter que cette information reste douteuse, laisseriez-vous à la portée de tous des infos portant sur les intentions précises d’une telle action ?
Annonciez vous une telle action trois mois auparavant ?
Alors que penser ? Fake ? Réalité révolutionnaire ? Coup de pub de la part de Facebook ? Ou pour pousser le vice encore plus loin : contre attaque de Google ?
Nul ne sait vraiment.
Mais qui sont réellement ces « vengeurs masqués du Net » ?
Difficile de savoir vraiment qui se cache derrière les masques du héro de la BD « V pour Vendetta » puisque une partie de la philosophie du mouvement réside dans son anonymat.
Le masque derrière lequel ils se cachent symbolise ce rebelle britannique très cultivé, qui affronte le roi car il bride la liberté d’expression et abrutit la population en manipulant les médias…
Jugé comme des « cyberterroristes », des « cybermilitants », des « hackers des temps modernes » ou encore des « manifestants du futur », les Anonymous luttent contre la censure et s’en prennent aux gouvernements, aux banques, aux services en ligne… avec pour seul mot d’ordre : la liberté d’expression.
Ils se définissent eux-mêmes comme un collectif d’internautes de tous âges, de tous niveaux, souhaitant devenir un contre-pouvoir aux Etats et aux grandes organisations commerciales ou informatiques.
Les seuls éléments « concrets » connus à ce jour sont les suivants : les rares personnes arrêtées au motif de cyberattaques sont généralement de sexe masculin et ont entre 15 et 25 ans. Mais le FBI est loin de pouvoir dresser un portrait robot.
Aujourd’hui, on les soupçonne d’avoir attaqué le réseau EDF depuis les serveurs du Parti Pirate allemand ou d’avoir piraté ceux de Sony.
Ils procèdent toujours par opérations DDOS (Déni de Service Distribué), c’est à dire qu’ils rendent indisponibles les sites Internet de leurs cibles.
Pour ce faire, contrairement aux groupes de pirates mafieux qui infectent des millions de PC dans le monde, ils utilisent un logiciel de leur cru (LOIC) sur leurs propres machines afin que tous, à un moment précis, envoient des requêtes mal formulées au serveur, hébergeant le site Internet qu’ils ont pour cible.
Il devient incapable de traiter ces demandes et ne peut plus fonctionner correctement. En effet, cela revient à poser des questions au serveur qu’il ne parvient pas à comprendre, et tant qu’il n’y répond pas, il ne peut pas traiter autre chose. Le serveur, alors incapable de gérer toutes ces requêtes erronées, « plante » ou sature.
Cette pratique plutôt simple démontre qu’avec un faible nombre d’attaquants, on peut obtenir de grands résultats. Pour mettre ces opérations en place, ils se rassemblent sur des forums spécialisés, fréquentés uniquement par des Anonymous. Sur ces canaux de discussion, ils discutent des prochaines cibles, des opérations à mettre en œuvre et élaborent leurs plans d’actions.
Anonymous : robin des bois des temps modernes ?


















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