Flash moi avec mon QR Code !
Si certains disent qu’ils ont été inventés par les usines Toyota (à l’époque les robots et convoyeurs pouvaient ainsi lire les instructions plus facilement), la véritable origine des QR Codes provient en faite de l’entreprise japonaise Denso-Wave. L’outil aurait été crée il y a de ça déjà 17 ans (pour Toyota effectivement) et serait sous licence depuis 1999.
Mystérieux à ses débuts je crois qu’on a tous plus ou moins compris de quoi il s’agit aujourd’hui.
Cet article vise plutôt à comprendre comment son utilisation s’est démocratisée « marketingement » parlant et à revenir sur « l’art » et la manière dont certains ont su en faire usage. Vous noterez au passage les pincettes.
Mais au fait, est-ce que ça marche vraiment ?
Aujourd’hui cette technologie est accessible à tous puisque n’importe qui peut créer un QR Code à partir d’un générateur en ligne, je pense notamment à Zxing ou encore à Kaywa. Pour plus d’infos ce site recense ces différents générateurs.
Mais est-ce que cet outil est-il vraiment utilisé autant que l’espérerait les marketeurs ? Pas si sûr.
Certes, une grande partie de population possède désormais un smartphone et tout le monde a forcément déjà tenté d’en photographier un, ou a certainement déjà vu quelqu’un le faire, mais de là à en prendre l’habitude, excusez ma spontanéité, j’en doute.
Il faut dire que les QR Codes ont littéralement envahis notre environnement. La rapidité avec laquelle ils fleurissent sur les supports de communication est assez impressionnante : affiches, catalogues, packaging, écrans, tout y passe !
A force reconnaissons-le ; leur impact tend progressivement à s’estomper.
Est-ce que les gens y prêtent encore attention ? Est-ce qu’il s’en servent vraiment ? En admettant qu’ils l’ont fais un jour évidement.
Pourtant selon une étude réalisée par 3G Vision la France serait le 5ème pays le plus utilisateur de ses codes à deux barres (janvier 2011).
Alors que penser ; le QR Code est-il une mode passagère ou un véritable phénomène en croissance ?
Les QR Codes ; nouvelle source d’inspiration créative ?
Une tendance qui pour le coup est sûre c’est l’arrivée des QR Codes dit créatifs.
Patrick Donnelly, designer expert en QR Code explique « Designer un QR Code ne consiste pas seulement à le rendre original, cela donne surtout une dimension humaine à un signe froid et très technique. Cela peut être la petite différence qui fera que quelqu’un scannera votre code ou non. »
Cette nouvelle approche fantaisiste a donc de forte chance de faire rebasculer la tendance, ou disons plutôt de susciter à nouveau la curiosité d’adeptes lassés et toujours plus exigeants en terme de créativité.
Les marques et les designers l’ont bien compris et nous proposent aujourd’hui une utilisation de l’outil toujours plus poussée, toujours plus originale.
Retrouvez d’autres exemples sur Mashable ou encore QR Dress Code.
Certains comme Ballantine’s vont même jusqu’à repousser les limites de la customisation en ayant recours au tatouage. Oui oui au tatouage vous avez bien lu. Pour la petite histoire le fameux tatoué est d’ailleurs français.
D’autres, comme Victor Petit, étudiant en Sup de Pub l’ont joué une pointe plus soft. Le jeune homme a utilisé la technologie pour créer un CV vidéo parlant. C’est le moins que l’on puisse dire. Le résultat assez surprenant est visible ici.
Oui mais voila le fait est que parfois même la créativité se heurte à des limites.
Lorsque que l’on se tatoue un QR Code sur le corps ça vous regarde encore me direz-vous, mais de là à aller jusqu’à en mettre un sur une pierre tombale c’est quand même assez glauque, pour ne pas dire déplacé.
C’est pourtant ce qu’a fait Yoav Medan, un jeu israélien, lorsque sa mère est décédée en juin dernier, le QR Code en question renvoyant sur un site lui étant dédié. « Nous ne savions pas quoi écrire sur sa tombe, quoi que je fasse il y aurait toujours eu des insatisfaits. Le fait d’avoir ce site web permet à tous ses proches d’ériger ce qu’ils ont envie (…) Je voulais mettre dans un endroit qui n’oublie pas ce qu’il y a dans nos mémoires fragiles. »
Un usage certes « bien intentionné » mais qui n’est pas sans amené à certaines questions d’éthiques et de morales. Dans quelle mesure peut-on avoir recours à la technologie ? Est-ce que toutes les situations s’y prêtent ? Peut-on encore préserver une frontière entre virtualité et réalité au jour d’aujourd’hui ?
Vos avis sont évidemment les bienvenus.























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